dimanche 4 mai 2008

Sortie dans les airs

Développeur : Sidequest Studios
Editeur : East Asia Soft

Soldner-X : Himmelsstürmer, une fois n'est pas coutume, nous vient de loin. En effet, ses développeurs sont postés à Hong-Kong. C'est là leur permier jeu et, pour un essai, c'est largement transformé. Il s'agit d'un shoot'em up très classique, ce qui ne veut pas dire mauvais. Au contraire. Comme on peut l'entendre dire ici-bas ou tout là-haut, c'est dans les vieilles marmites qu'on fait les meilleurs soupes. Vous n'aimez pas la soupe ? Oui mais vous aimez sûrement les bons jeux qui font appel à votre dextérité et votre sens des priorités (le gros balèze ou ... les dizaines de bestioles qui tournent autour ?). Niveau stratégie il faut bien l'avouer c'est lég' mais Sidequest nous propose une sorte de revival, non seulement excellent mais graphiquement abouti. Les décors sont tout simplement superbes et je pense qu'on continuera à y jouer dans 10 ans. Les effets pyrotechniques sont au poil et le décor est multicouches, laissant voir une belle perspective en mouvement. Il vous faut aussi savoir que Soldner est TRES dur et qu'il s'adresse à une poignée de puristes restés scotchés dans les années 90 avec des titres comme R-Type sur Super Nintendo. Les autres sont bienvenus mais la difficulté les repoussera sans doute.



Le jeu compte une bonne douzaine de niveaux répartis dans 4 mondes avec chacun ses caractéristiques (encore heureux !). Vous démarrez l'aventure en ville tout doucement et vous allez vite vous retrouver confrontés à des méchants-po-beaux-sans-pitié occupant quasiment tout l'espace dans la jungle. Et là ça devient sérieux. Sortez les pads, ça vaut mieux. Si, si, un petit pad ça n'a jamais tué personne. Je vous dis ça, c'est pour vous. Après tout vous êtes grands. Je sais que les joueurs PC ne sont pas réputés pour être des fans de tout ce qui se fait en dehors du combo souris-clavier mais pour Soldner (non je ne l'écrirai pas en entier, d'ailleurs je ne sais même pas ce que ça veut dire Hum... stella...artois... un truc dans le genre), le gameplay horizontal appelle à se doter de quelquechose de plus pratique, n'en déplaise aux hardcore râleurs.



Autre chose, ne confondez pas Söldner X avec Söldner Secret Wars, jeu développé par Wings Simulations et réputé pour faire d'une bonne idée un truc horriblement buggé et manquant singulièrement de personnalité. Vous n'en avez peut-être jamais entendu parler en fait. Et c'est pas plus mal. Revenons-en à notre mouton. Il existe dans Söldner une mode co-op bienvenu pour s'éclater à deux (pas plus) et faire le meilleur score. Il faut collecter des clés qui sont au nombre de 5 par mondes (5x4=...?). A votre disposition 5 armes que vous récupérerez au fil du jeu en ramassant les extras qui peuvent aussi augmenter votre force, vous ralentir parfois, vous faire dépasser le mur du son ou, plus tragique, vous tuer instantanément (death bomb). Vous avez une barre de vie à conserver la plus pleine possible pour éviter une mort lente et douloureuse. Euh ... je voulais dire rapide et indolore. Ce n'est qu'un jeu vidéo mesdames. Vous avez aussi une barre d'énergie pour les armes. Si celle-ci tombe à zéro, vous ne pourrez tout simplement plus tirer. Ce serait rageant, nest-ce pas ? Alors laissez-tomber l'autofire continu. Cela rajoute une dose de difficulté.



Conclusion ? Voici un soft qui prend le parti d'un certain conservatisme mais qui, en même temps, nous propose une aventure graphiquement superbe. Les idées ne manquent pas pour nous faire baver de bonheur, comme la gestion de la pluie ou la déferlante de flammes. Söldner est, je l'ai déjà dit, TRES dur. Mais n'attendez pas, jouez avec des amis et voyez lequel pétera le high score. Il n'est pas disponible en français mais la prise en main est facile. Ah ! Oui ! Le scénar'. Oh et puis non on s'en fout. Après ce n'est guère qu'un décorum et son intérêt est minime.

vendredi 2 mai 2008

Edito 2 Mai 2008

Comme vous l'avez sans doute remarqué, toute la redaction d'allojeuxvideo missionne pour vous trouver des jeux qui sortent du lot, indépendant et/ou gratuits, mais aussi certains qu'il nous a plu de vous présenter. Ici, rien de professionnel, seulement la passion du jeu vidéo et l'envie de la partager avec vous tous, lecteurs fidèles ou occasionnels, hardcore ou casual. A l'origine de ce projet : amanix et moi (schizoboy). Le jeu vidéo ne se résume pas, comme on peut l'entendre, à la violence et au photoréalisme. Il existe différents types de jeux pour différents types de joueurs et cela touche toutes les générations. Pour vous dire, ma grand-mère; il y a peu de temps, a appris les rudiments de l'informatique (clic gauche, clic droit ! Ne riez pas !)sur un jeu de bridge PC. Toutes les couleurs existent dans ce monde : noir et blanc, flashy, fluos, sombres, ... Suivant si vous souhaitez jouer 5 mn par-ci par-là ou partir dans des batailles épiques comme dans un Medieval Total War, il y a tout ce qu'il vous faut. Allojeuxvideo vous déniche les perles et tente tant bien que mal, dans ce bordel qu'est le net. Il fallait bien que quelqu'un s'en occupe et c'est nous. L'objectif c'est le fun.

Petite virée dans l'espace

Developpeur : Gibbon games

Vous avez sûrement déjà joué à asteroids dans les années 80 ou, si vous êtes trop jeune pour avoir goûté les joies du premier shoot em'up de l'histoire, vous en avez au moins entendu parler. Et bien voici Astariel, un remake un peu plus next-gen (bon, si next que ça). Des chenilles fluos et des monstres gentils, oui c'est un paradiiiis. Bref, il va falloir shooter dans tous les sens. On regrettera qu'il n'y ait pas d'autofire et que le vaisseau soit toujours dans la même direction. Il s'agit ici de ce que j'ai envie d'appeler un "high score game", tout simplement parce que le but est de faire du point. Mesurez-vous à vos collègues de bureau ou, si vous travaillez à domicile, au gardien de votre immeuble ou, si vous vivez reclus dans le larzac, avec vos potes libertaires qui ne manqueront pas de vous ridiculiser.



Sinon, chez le même développeur on trouve plasma pong, lui aussi un remake mais de ... suspens ... allez cherchez un peu ... vous avez trouvé ? ... Oui c'est ça : Pong. Alors là vous avez, avec ce plasma pong, une refonte psychédélique et complètement folle. La balle se barre dans tous les sens et il n'est pas aisé de la rattraper. C'est flashy et ridiculement facile à prendre en main. Ca se joue à la souris et c'est très fun. Remarquez la capacité de nos bloggers (moi et amanix) à vous dégotter du nouveau dont nul ne parle.

Un peu de finesse dans ce monde de brutes

Développeur : Reflexive Entertainment
Sortie : Disponible

The great Tree, en matière de concept se pose là. Une interface simplissime et un graphisme plein de poésie. Vous incarnez une pixies et devez ramasser le pollent pour nourrir le grand arbre qui est seul garant de la vie des autochtones. Un clic droit vous ouvre le menu et un clic gauche active les bonus. A part ça tout se joue à la souris que vous déplacez tout en évitant soigneusement les créatures malveillantes qui se balladent et font comme chez elle. C'est beau, ça détend et la musique est féérique. C'est de l'ambient des forêts. Il est aussi possible de customizer votre pixie en dépensant des star points. Répartissez à votre guise entre l'agilité, la santé, la force et la magie. Le jeu n'est pas très long et pas non plus trop dur. Un bon petit soft pour se détendre après une engueulade avec votre boss (oui, oui, ça arrive). Quant au prix il va sans doute vous rebuter (19.95$), surtout avec tout ce qu'on trouve de gratuit sur le net. Ca plaira aux femmes que ça rebute de looter ou shooter des vilains pas beaux pour sauver le monde (pitch très classique). Même si là c'est la même esprit, il faut bien avouer que c'est plus empreint de poésie qu'un Quake

jeudi 1 mai 2008

Collapse collapse

Developpeur : Jaibo Games
Editeur : Alawar Games

Dans Heroes of hellas, un jeu conçu par ... euh ... des russes semble-t-il, vous devez construire un palais pièce par pièce (elles sont grosses les pièces, ne vous inquiétez pas). Pour y parvenir il faudra exploser les cases bloquées en faisant des lignes regroupant des pièces de même couleur. Ca a l'air con vu d'ici mais pas de panique, ce petit Heroes oh Hellas a son charme. Ca sent le déjà-vu et pourtant on accroche au concept. Quelques bonus pimentent le jeu. Il y a des éclairs qui dégomment des lignes entières, des dieux qui vous aident dans votre parcours si vous ramassez assez de pièces d'or et à la fin de chaque chapitre un mini puzzle pour obtenir des wallpapers. J'avoue, ce jeu ne rentre pas dans les canons de la beauté vidéoludique habituelle. Mais bon, il faut s'adapter. Car enfin ce jeu est tout mignon et vous pourrez aisément y jouer sur un Eee à 300 euros. Ca dépote nan ?

Expérimentations

"Découvrir de nouvelles formes de gameplay avec chaque jeu développé en moins de 7 jours par une seule personne et montrant quelquechose de jamais vu jusqu'ici". Voilà le pitch de l'experimental gameplay project. Sur ce site vous découvrirez des jeux extraterrestres comme le très sympathique Tower of Goo dont le principe est assez difficile à expliquer. En gros vous devez construire une tour avec le plus possible de ramifications, un maximum de hauteur tout en veillant à l'équilibre du tout. Je sais, ça paraît un peu abstrait mais vous comprendrez vite comment faire. Il suffit de glisser-déposer des jonctions et créer votre chef-d'oeuvre. Pas d'objectif final, pas de boss, pas de niveau. Juste un score que vous augmenterez au fil des parties. Aux commandes de ce artgame : Kyle Gabler.



Sinon, une histoire de crayon et de physique appliquée. Dans Crayon Physics, vous tracez des lignes et des carrés pour diriger une balle qui doit récolter des étoiles. La musique est sympa et le graphisme vous rappellera sans doute l'école primaire, l'époque ou vous pouviez encore dessiner sans être jugé. Faut-il le préciser, c'est complètement expérimental.

Gravity hearts vous propose de créer des coeurs qui sont attirés les uns par les autres. Lorsque deux coeurs se touchent cela forme un plus gros coeur. Le but étant d'avoir un maximum de coeurs sur l'écran. Là encore c'est complètement abstrait mais cela prouve une bonne fois pour toute que le jeu vidéo peut être un art. Ici, pas de bling bling ou d'effets 3D gourmands, vous êtes en sécurité. Tout ce qu'il vous faut c'est le plugin flash pour votre navigateur (pas de polémique, Firefox rulezzzz !).

Des tas d'autres vous attendent sur experimental gameplay project.
Have Fun

Zen et mignon : Chromadrome 2

Genre : Course zen
Editeur : Alpha 72
Sortie : disponible


Alpha72, ça vous parle ? Moi non plus. Jusqu'au moment où je suis tombé dessus, complètement par hasard, au gré de mes aventures sur la toile mondiale. C'est eux qui nous ont pondu cet ovni vidéoludique qu'est chromadrome. Ca sonne comme une nouvelle drogue mise au point dans les labos de l'armée ricaine et, comme vous allez voir sur les screenshots, ça y ressemble bien. Bon ...et Skyroads, ça ne vous dit rien non plus ? Allez un petit effort de mémoire. Mais si vous savez, ce jeu sorti en 1993, créé par de talentueux codeurs estoniens et qui outre un gameplay addictif offrait son quota d'heures de jeux avec une difficulté croissante et bien travaillé. Un jeu de courses futuriste dans un décor digne de 2001 l'odyssée de l'espace. On sautait d'un segment à l'autre en prenant bien soin de ne pas tomber dans le vide. Il y avait des sections qui accéléraient le vaisseau et d'autres qui la ralentissaient. Il fallait aussi faire attention à la jauge d'essence. Skyroads étant lui-même la suite du très obscur Kosmonaut, produit des années 80 (période honteuse pour la musique, mais je m'éloigne du sujet). Aux commandes de ces deux jeux : Bluemoon, une société qui s'est reconverti dans le peer-to-peer, si mes sources sont exactes. L'adresse de leur site est joliment affublé d'un “.ee” : http://www.bluemoon.ee.



Alors voilà, Chromadrome c'est un peu le même genre mais en BEAUCOUP, BEAUCOUP plus beau (le temps passe et ne nous rajeunit pas). Imaginez des effets stroboscopiques et psychédélirants qui plantent un décor qui se veut totalement abstrait, un peu comme l'art moderne. Donc, le but c'est de ne pas tomber dans le vide, comme dans skyroads (je vous saoule avec mon skyroads ?). Votre perso se dirige aisément de droite à gauche avec la souris et c'est là une des principales originalités du jeu. Au début il y a des barrières sur les côtés pour vous permettre de ne pas chuter dans un trou noir ou, pour être un peu poète (vous aimez la poésie ?), dans un vortex luminescent et ... euh ... vide. Avant de démarrer, vous pourrez régler la vitesse de votre bonhomme jaune, qui, il faut le préciser, fait tout de suite penser à pacman comme vous pouvez le voir.



Pas de tuture, pas de vaisseau, ce n'est pas Wipeout. Durant le jeu, cette vitesse reste constante mais vous pourrez revenir sur n'importe quel circuit déjà accompli et augmenter le speed pour gagner plus de points. Avis aux anglophobes : le jeu n'est pas localisé. Cela ne l'empêche pas d'être facile d'accès. A conseiller aux débutants comme aux chevronnés de la vitesse. La difficulté est croissante et bien dosée. Au début c'est très (trop?) facile. Il faudra passer une bonne vingtaine de circuits avant de goûter au moindre challenge pour les joueurs hardcore. Fi de ces choses triviales, chromadrome 2 est un jeu carrément zen. Les sons sont hypnotiques et reposants et le décor est chiadé comme il faut. Bon à savoir : on peut mettre ses propres musiques mp3, wma ou un CD si ça existe encore. Les visuels réagiront selon elles. Un peu comme quelques-uns des meilleurs plugins pour winamp. Et on sait que vous aimez bien triper sur les visuels winamp (la drogue c'est mal)



Bref...vous finissez un circuit et hop vous avez accès au suivant. Il y a plusieurs modes de jeu dont un arcade dans lequel vous progressez et gagnez des medailles. Un autre mode est le mode Academy où votre dextérité sera mise à rude épreuve (mais on vous connaît, vous avez vécu pire). Il faut aussi dégommer les chromates pour faire du score. Ne vous inquiétez pas, ils ne sont po méchant pour un sou. A peine vous ralentissent-ils quand vous les cognez. Tout cela fait de chromadrome 2 un jeu indépendant très rafraîchissant à prix modique : 19.95 $ sur le site de l'éditeur alpha 72 ou 16,95€ sur Yahoo Jeux

Runaway 2 : the dream of the turtle

Editeur : Focus Home
Developpeur : Pendulo Studios

Les jeux d'aventures ne sont pas légions en ces temps de violence et de surenchère graphique. A ce titre, Runaway 2 est rafraîchissant et bienvenu. Il s'agit là d'une sorte de dessins animé interactif. Loin de moi l'idée d'utiliser ce terme de façon péjorative. Voyez-y plutôt un gage de qualité visuelle. Mais au fait, que savons-nous de la petite équipe à l'origine de ce Runaway ? La première chose c'est qu'ils nous viennent d'Espagne, un pays réputé plus pour ses tapas et ses tequilas que pour ses jeux vidéo. Ce n'est pourtant pas une surprise que ce 2nd volet que l'on attendait au tournant après un runaway premier du nom remarquable sorti en mars 2003 sur nos terres. On y retrouve le très sympathique Brian et sa petite copine. Nos deux tourteraux sont désormais embarqués pour un voyage sur Tiki Island qui va partir en sucette à la suite de la mort du pilote de l'hydravion qui devait les y emmener. Les deux héros se retrouvent séparés et perdus dans la jungle. Voilà pour le synopsis, pour le reste du scénario vous verrez par vous-mêmes. Un jeu d'aventure c'est un peu comme un film, il faut toujours qu'il y est un boulet pour vous dévoiler la fin. Ce ne sera pas moi, rassurez-vous.



Il s'agit d'un point & clic ce qu'il y a de plus classiques à l'instar des légendaires productions lucasarts dans les années 90. La droite évolution d'un style de jeu qui a eu ses premiers spasmes dans les 80 avec des jeux comme Maniac mansion qui sera suivi quelques années après par Day of the tentacle. Les vieux joueurs et les vieux jeux (que les moins de 20 ans ne peeeuvent pas cooonnaître...) qui vont avec ont un passé riche en aventures de tout genre. Dans Runaway 2, c'est un peu la ballade. Les dialogues ne sont pas aussi croustillants qu'un Sam & Max (dont la saison 2 vient de sortir) mais on en a pour son argent. Parlons de la bande son tiens ! Ca commence sur une musique que je qualifierais de ... bof. Pourtant on se laisse entraîner et la bande-son s'améliore nettement par la suite. Et là c'est un régale. Pendulo s'est trouvé des alliés de qualité pour la localisation française. L'environnement est, lui aussi, riche en bruits en tous genres et ça ne tourne jamais en vinaigrette périmée (argh...).



Quoi de neuf sinon ? Pas grand chose. Runaway ne réinvente pas le genre mais réussi à nous faire passer un bon moment comme si c'était les vacances. Le jeu est assez long dans sa catégorie et vous aurez à faire face à ce que l'on appellera des énigmes (ceci dans celà, celà dans ceci). Certains ont crié au chef-d'oeuvre et pour ma part je reste réservé car oui bien sûr c'est beau, oui bien sûr l'histoire est sympa, oui bien sûr on en redemande, mais quand même ... Il n'y a rien ici de transcendant. C'est un jeu parfait pour le casual gamer que vous êtes peut-être. Quant à moi, je me lasse assez vite de cliquer s'il n'y a pas un tant soit peu de stratégie ou de réflexion. Si vous avez aimé Runaway 1, vous aimerez Runaway 2.